(Més)aventures au pays des moules-frites

Contrairement à ce que le titre de ce blog pourrait laisser penser, cette histoire ne contient pas de moules-frites. Tout au plus les frites du Quick, donc ça ne compte pas vraiment. Mais je digresse.

Jeudi dernier, je pris donc mon armure de preux chevalier, ma fougueuse monture blanche (une Renault Mégane presque neuve!), et m'élançai sur les routes du nord (1h15 pour sortir de Paris, je vous dis pas la galère) pour soutenir la cause de X.: mon compagnon d'armes avait besoin de mon bras valeureux et de mon épée aiguisée en appuis à sa quête. En effet, la douce L. lui était promise en mariage, et les noces devaient être célébrées le lendemain même. Devant une perspective autant désirable qu'effrayante, ma présence n'était pas de trop.

Les ennemis du couple s'étant bien abstenus de faire ombre au couple, la famille n'ayant pas changé d'avis, la cérémonie se déroula sans anicroche. Témoin de l'échange de leur voeux, je paraphai de ma plume d'oie le parchemin officialisant leur mariage.

Après cela, les festivités commencèrent, et nous festoyâmes jusque tard dans la nuit.

Après cela, je me retirai dans un château voisin chez mon hôtesse, la belle et douce A., que je courtise en vain depuis des mois dans l'espoir de l'arracher à mon rival, W., à qui elle accorde ses faveurs. Encore une fois, mes tentatives s'avérèrent vaines, malgré l'affection indéniable qui nous unit.

Le lendemain, pour accommoder mon hôtesse, nous allâmes avec ma monture au marché pour lui permettre d'acquérir un surplus de provisions ; hélas, nous laissâmes ma douce monture sans surveillance, et à notre retour, nous la retrouvâmes victime d'une attaque (et entourée de verre brisé). Après une visite à la maréchaussée suivie de quelques soins pour ma monture, nous rentrâmes, et reprîmes le programme interrompu de notre journée.

Le soir, W. nous rejoignit et je pus voir à quel point ma poursuite des faveurs d'A. était vouée à l'échec. Mais je ne m'avoue pas vaincue !

Après une nuit douce dans la chaleur qui baignait la ville, nous partîmes tous les trois de nouveau sur les routes du nord en quête de la mer. Notre quête étant partagée par les deux tiers du pays, nous choisîmes des routes moins connues et nous décidâmes de passer la frontière du nord, pénétrant dans cet étrange pays réputé pour être situé sous le niveau de la mer...

Croisant des montures de toutes origines (anglaises, luxembourgeoises, allemandes, néerlandaises, françaises et belges, avec une ou deux roumaines dans le tas), nous arrivâmes enfin à notre but. Nous nous installâmes le temps de convaincre notre mélanine de se réveiller, nous livrant à des bains d'eau salée salutaires pour la santé, avant de prendre le chemin du retour.

Après une dernière nuit loin des bras de ma douce A., ma monture et moi rentrâmes, le coeur triste, dans notre morne pays.

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