vendredi, avril 19 2013

Une mèche de tes cheveux...

L'espace d'une nuit ou deux, nous nous sommes échappées comme deux amoureuses, tu as été mienne et tu m'as fait tienne, et quand nos étreintes ont perdu de leur ferveur, quand nous avons récupéré l'autre moitié de notre cœur, tu ne m'a pas rejetée, et tu m'as donné une petite partie de toi à conserver.

J'ai choisi un coeur, pour celui qui a battu sous ma main.
J'ai choisi du bronze, pour la chaleur de sa couleur qui me rappelle la chaleur de ta peau.
Je l'ai choisi ouvert, pour lui apporter de la lumière.

Je me reprends parfois à me demander ce qui se serait passé si nos deux cœurs n'avaient pas choisi de se reposer ailleurs.

mercredi, mars 14 2012

Mes amours, mes amants, mes amis

Quand l'amour, qui a tourné à la haine, à la peine, ou à l'amitié, a finalement tourné à l'indifférence... alors là oui, on a fini d'aimer. De vous tous, que j'ai aimés par le passé... il n'y en a qu'un que j'ai oublié.

mardi, mars 13 2012

Ce que tu es belle...

Je te regarde.

Les mots sont inutiles entre nous. Je sais à tes regards furtifs que tu as conscience que je t'attends.

Ce que tu es belle...

Vas, vis, aime, il y aura toujours ce petit quelque chose entre toi et moi. Un peu d'amour, beaucoup de désir, je suis tienne tout autant que tu es à moi. Je vais, je viens, mais je suis toujours là. Je suis patiente, je t'attends.

Un jour, ce sera le bon moment pour toi, et ce sera le bon moment pour moi.

En attendant... je te regarde.

samedi, septembre 25 2010

Les doutes

Autour de moi, les doutes. Ces relations qui peinent, celles qui cassent... ces relations qu'on ne peut regarder que de loin parce que, malgré tout, ces gens font leur vie en parallèle de la mienne: j'ai beau leur être tout autant attaché, ça fait trop longtemps, ça fait trop loin, ce n'est plus à moi qu'ils viennent en parler. Il fut un temps, j'ai été une oreille attentive -bien qu'impuissante. Maintenant, je ne suis qu'une observatrice.

Mes doutes, quand je les ai eu, ce n'est pas non plus à eux que je les ai confiés. Mes questions, mes incertitudes, mes doutes, mes culpabilités... je les ai gardés pour moi. Tout au plus en ai-je parlé, ou plutôt explosé, à d'autres, quand c'était trop, quand j'étais frustrée, quand j'avais besoin d'une soupape de sécurité. Ces gens aussi ils m'ont écoutée, d'une oreille attentive... et tout aussi impuissante. Mais finalement, c'était ce que je voulais: être écoutée, mais pas trop sérieusement; savoir que j'étais entendue, mais non répondue.

Donc, disais-je, j'ai eu mes doutes. Il est parti dix jours. Parfois, on dit que l'absence rapproche les cœurs. Ou, au contraire, qu'elle les éloigne. Moi, ça a été plutôt le deuxième cas.
J'ai eu mes amours à distance, mais là, on ne parle pas de ça. Il est juste parti en vacances. Et je n'ai pas eu un mot de lui pendant tout ce temps. D'ailleurs, je ne lui ai pas écrit, non plus. Pas un message. Pas un texto. Et, probablement, c'est ce qui a permis au doute de s'installer. Et si...

Oui, et si.

Et si je faisais une erreur? Et si je ne l'aimais pas vraiment? Et si je n'étais pas à la hauteur? Et si lui ne m'aimait pas vraiment? Et si j'explosais de frustration avant d'oser lui demander certaines choses? Et si je n'étais pas faite/prête à la monogamie sexuelle? Et si je dérapais? Et si, et si...?

Alors j'ai passé un sale moment. Est-ce que je vivais un mensonge, est-ce que je devais rester, est-ce que je devrais ne pas le faire déménager? Est-ce que je m'étais trompée?

Finalement, avant son retour, j'ai eu une ou deux réponses. Un oui, et un non.

Et puis il est revenu. On s'est sauté dessus. Et tous les doutes ont disparus. Oui, c'est lui que je veux. Oui, je crois bien que je l'aime. Et oui, je peux lui parler, lui demander, et il n'a pas dit non. Il a dit qu'on essaierait. Que lui aussi, il en avait envie.

Alors... je ne vais pas exploser. Je ne vais pas le quitter. Je ne vais pas être frustrée. Et on va déménager.

vendredi, janvier 22 2010

Douceur

Sa peau est douce sous mes doigts, et me fait irrésistiblement penser au velours. Elle sent discrètement le savon. Pas d'odeur fermement virile, pas de gel douche agressivement parfumé au ginseng, au bois de cèdre, ou encore rehaussé aux agents toniques. Et moi qui, d'habitude, préfère ces odeurs masculines, je me laisse à admirer sa sobriété.

Il faut dire qu'une fois les barrières habituelles passées, ce que je ressens chez lui, c'est l'ouverture d'esprit, la confiance en soi, l'absence d'embarras, l'assurance malgré le manque d'expérience. Pourquoi alors porter un parfum agressivement masculin?
Peu d'hommes sont aussi à l'aise dès le premier abord. J'ai l'expérience des amants embarrassés, des amants timides, des amants complexés, des amants qui ont besoin d'être rassurés. C'est en minorité que j'ai connu des amants ouverts, curieux, intéressés. Ceux qui ne se cachent pas derrière un masque pour dissimuler ce qu'ils pensent vraiment -ceux qu'ils sont, au fond.

Un compliment, certes bien tourné, certes exprimé avec l'ardeur qui convient, certes sincère et flatteur, ne pourra tout à fait me toucher, ne pourra faire autrement que m'embarrasser -et me laisser quelque peu méfiante. Je n'attends pas d'un homme qu'il me complimente. Je m'attends à ce qu'il soit décontracté pendant le moment que nous passons ensemble, sans culpabilité et sans jugement. Parfois, il faut appeler un chat, un chat -ou une chatte, une chatte-, et ne pas passer par des périphrases compliquées.

Que je préfère un homme assuré à un homme intimidé n'étonnera personne. Mais ce que j'apprécie le plus, ce sont ces hommes qui, au pire, ne sont pas intéressés par un fantasme particulier, mais qui jamais, au grand jamais, ne me jugeront négativement pour l'avoir exprimé. Être avec un amant de ce genre est très reposant. Pas besoin de surveiller ses mots, pas besoin de surveiller l'ego de l'autre. Pas besoin de garder l'initiative, pas besoin de refréner ses envies. Et puis, la possibilité de sourire librement, de rire, et de prendre son pied sans chichis.

De tels amants sont rares et précieux. Qu'ils sachent que je les apprécie.

mercredi, janvier 20 2010

A cup of tea, my dear?

Je voulais parler de thés. A vrai dire, depuis septembre, j'ai une ébauche de note qui traîne dans mes archives, à attendre que je m'en inspire. C'est parti.

Le thé, c'est indispensable. Boisson chaude aux vertus réconfortantes (n'importe quel roman à l'eau de rose anglais vous le confirmera), tasse chaude à tenir entre des mains frigorifiées...

Retour sur une addiction.

Mes premiers souvenirs de thé sont assez confus. Dans l'ensemble, je ne retenais qu'une eau trop chaude avec trop peu de goût. Le sucre, le lait ou le citron n'ajoutaient rien à la chose, au contraire. Il m'a donc fallu beaucoup de temps pour acquérir ce goût. Mais une fois acquis, quelle aventure...

Du thé ou de la tasse, quel est le plus intéressant?

J'ai depuis longtemps adoré les mugs différents, et j'en suis à me rendre compte qu'à chacune de mes tasses est associé une période de ma vie -ou devrais-je dire que j'ai eu une nouvelle tasse pour chaque nouvelle aventure?

Je suis donc une tea-addict autant qu'une mug/cup addict. Je n'ai pas deux tasses identiques, et une collection invariablement fournie et variée de thés en tous genres. Encore tout à l'heure, devant une nouvelle boîte que je ne connaissais pas, je me suis laissée tenter. Et pourtant, pour qui connaît mes goûts, thé vert à la rose et à la violette, ce n'était pas évident.

Car j'ai appris à apprécier le thé à travers cette tradition familiale, doucement mise en place, du thé à l'orange du dimanche après-midi -avec, bien sûr, un bon cake.

Il y a eu ce stage, dans une filiale française d'une société anglaise. A la fin du stage, je me suis vue présenter une tasse, en souvenir des anglaises qui dirigeaient la boîte.

Il y a eu mon stage de fin d'études, avec la tasse "vague" offerte par ma marraine. Art-déco, elle avait sa place dans mon service à la Réunion des musées nationaux. L'eau chaude nous venait de la fontaine à eau.
Et bien les deux dernières semaines de ce stage ont été bercées par l'écriture de mon mémoire de fin d'études, avec les nuits blanches chargées de thé oublié, refroidi, et bien trop infusé. C'est là que j'ai appris à passer outre à l'amertume du goût. Tasse verticale, sans anse, je la buvais à la japonaise, une main dessus, une main dessous.

Et puis je suis partie à Toulon. Sans prendre avec moi la moindre tasse. Comment faire? J'ai trouver sur place de quoi palier à mon oubli, une tasse de mon grès préféré. Il s'est nourri d'orange et de menthe.

La dernière tasse en date est un cadeau de mon patron. Rapportée du Canada, représentant un ours blanc, elle est mon chauffe-main quotidien.

Devrais-je continuer? Bouilloire dans ma chambre, tasse en porcelaine, verre, grès, avec ou sans anse, tasse isotherme, décorée, unie...

Tasses, et thés.

Si mes préférés sont l'orange et la menthe, d'autres n'en sont pas moins très appréciables. Le thé vert japonais, servi dans les restaurant, m'a donné la première fois l'impression de boire une infusion d'herbes. C'est, pourtant, très rafraîchissant. Le thé au jasmin, le seul proposé pendant longtemps dans les restaurants chinois, devient particulièrement amer si laissé trop longtemps, mais il accompagne admirablement les plats salés. Et puis il me reste à mentionner le plus fleuri de tous, l'Insolence, bien sûr, dont la seule présence empli une pièce d'un vent printanier.

Et puis il y a eu ce Noël... Mon goût pour le thé ayant été remarqué, j'ai reçu de mes proches quelques cadeaux adaptés.
Mon patron a été le premier: il m'a rapporté de Pologne du thé à la framboise et du thé au cranberry -quand je dis qu'il a bien remarqué mes goûts... Retrouver lequel est lequel a été très drôle avec mes connaissances tellement avancées en polonais. Mais finalement, au détour de recherches internet, j'ai trouvé ma réponse.
Peu après, c'est Endy qui s'est mis en tête de me faire découvrir un nouveau plaisir: Eros, de chez Mariage Frères. Comme Insolence, c'est un thé très fleuri, mais Eros est à base de thé noir, alors qu'Insolence est un thé vert.
Pour couronner le tout, D. m'a rapporté quelques coffrets, mis en avant à l'occasion des fêtes de Noël. Je suis maintenant en possession d'une magnifique boîte en bois à compartiments, remplie de sachets, et de nouvelles boîtes... ainsi que de nouvelles cuillères à thé. Moi qui rêvais justement d'avoir le modèle bisauté!

En bref, je suis comblée.
... et je me demande combien de temps il va me falloir pour boire tout ça.

dimanche, novembre 1 2009

Speed

La veste ne ferme pas, le pull est trop gros. De toute façon, il ne fait pas vraiment froid. J'enlève le pull et je me glisse, en manches courtes, dans la veste en cuir. J'inspire un grand coup, je rentre le ventre, j'écrase les seins... je suis délicieusement comprimée.

Je n'ai pas pu m'en empêcher. Certains choses m'ont toujours fait réagir, et le voir sanglé dans son costume de motard... je n'ai pas pu retenir le "tu es sexy en cuir" qui m'a échappé. Ça faisait longtemps que je ne lui avais rien dit d'aussi personnel, et il l'a pris, comme par le passé, avec une fausse nonchalance. Il sait que je le pense, ça lui a fait plaisir, mais il a fait comme si. Comme si je n'avais rien dit d'important, comme si je lui avais balancé une banalité. Mais il sait. Et je sais qu'il sait...

Il me tend le casque.

Tout doucement, j'ai le ventre qui se noue. Monter sur une moto, c'est un très vieux rêve, un qui se heurtait à de nombreux obstacles. Pas d'amis motard, ou pas de casque, ou... toujours quelque chose qui ne se faisait pas. Mais dans ma tête rentrent en collision mes vieux rêves, l'attrait de la vitesse, un peu du danger, l'excitation du cuir et de la situation. J'ai peur.

En renlevant le casque, ma boucle d'oreille saute. Je commence à en avoir l'habitude: elle s'arrache pour un rien, un pull à col roulé, un neveu sur les épaules, maintenant, un casque de moto... Nous la cherchons dans les pavés à la lueur de nos portables. Nous la retrouvons finalement. Il s'en grille une, me donne quelques conseils.

J'enfile les gants.

Je me tiens à lui, collée dans son dos, la tête à moitié posée sur son épaule. Je suis installée, il démarre. Les vibrations commencent à remonter le long de mes cuisses et se propagent discrètement jusque mon entrejambe. Ce trajet sera un mélange d'appréhension et d'excitation...

Bruxelles-centre, petite ceinture, puis grand axe et enfin, autoroute. Je prends conscience de la précarité de ma position: je suis, au fond, assise sans appui si ce n'est deux petits marche-pieds, sans dossier, sans ceinture de sécurité, et je me tiens à la force des quadriceps et de mes bras autour de la taille du conducteur...

A l'arrivée, je débarque tant bien que mal de la moto. J'ai les jambes qui tremblent (toujours les quadriceps), je n'arrive pas à trouver l'attache du casque.
L'appréhension disparue, ne reste que l'excitation. Mon côté félin se manifeste, je le regarde comme une proie. Je voudrais me coller contre lui, le déshabiller, le griffer. Mais comme toujours avec lui, le moment passe. Il y a toujours une barrière. Je ne sais si elle vient de moi ou de lui, mais malgré beaucoup de sous-entendus, elle n'a jamais été entièrement franchie. ...elle aura pris un sacré coup cette nuit, pourtant.

Le chat nous accueille. Nous nous débarrassons des lourdes vestes. Il est tard. Nous ne tardons pas à nous coucher. Beaucoup de choses se seront passées dans ma tête ce soir-là. Laissons décanter.

mercredi, octobre 7 2009

Void

The words are itching right under my mind, milling around in no sort of sense, scratching, pushing for some kind of coherence that would allow them to rush out. The tale is whining, the tale is whimpering, the tale is aching to be told.

Part I

There are, to my way of thinking, two very important parts in a relationship. How you get on on an intellectual level; and how sexually compatible you are.

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jeudi, août 20 2009

Mignon, allons voir si la rose...

Te souviens-tu, mignon, de ce jour où je t'ai retrouvé, une rose à la main? Te souviens-tu de ses pétales délicats, de son parfum si discret que les feuilles éclipsaient, de sa douceur satinée, de ses épines si soigneusement émoussées?

Te souviens-tu, mignon, comment, pour te courtiser, j'ai usé de la douceur de la fleur, de la poésie du pétale, du velouté de la rose? Te souviens-tu comment, pour mieux te faire succomber, je t'ai caressé de son bouton immaculé?

Te souviens-tu, mignon, comment j'ai usé de mes persuasions pour te faire acquiescer? Te souviens-tu comment, te rendant à mes arguments empressés, tu t'es livré à mes caresses de plus en plus osées? Te souviens-tu comment, t'abandonnant sur ta couche, à mes désirs tu t'es plié?

Et te souviens-tu, mignon, de cette rose et de mes mains, de ses pétales et de ma bouche, de ton corps soumis au mien? Te souviens-tu de cette tige, un instant entre mes dents, l'autre entre mes mains? Te souviens-tu du triomphe de la chaire, quand, en conquérante, de ton corps j'ai réclamé mon dû? Te souviens-tu du frisson, de l'extase, de la passion qui nous ont parcourus?

Te souviens-tu, mignon, de tes yeux mi-clos de langueur? Te souviens-tu de tes cheveux, éparts, auréole encadrant ton visage? Te souviens-tu de ta bouche, frémissante de tes râles d'extase? Te souviens-tu de ta poitrine, palpitante d'émotion? Te souviens-tu de cette fine couche de sueur, reflet de notre passion?

Souviens-toi, mignon, souviens-toi, pour le jour où je réapparaîtrai, une rose à la main, pour lier une fois encore ton corps au mien...

vendredi, août 7 2009

Sweet Prince

Shall I compare thee to a summer's day?
Thou art more lovely and more temperate:
Rough winds do shake the darling buds of May,
And summer's lease hath all too short a date:
Sometime too hot the eye of heaven shines,
And often is his gold complexion dimm'd;
And every fair from fair sometime declines,
By chance or nature's changing course untrimm'd;
But thy eternal summer shall not fade
Nor lose possession of that fair thou owest;
Nor shall Death brag thou wander'st in his shade,
When in eternal lines to time thou growest:
So long as men can breathe or eyes can see,
So long lives this and this gives life to thee.
- William Shakespeare

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mercredi, août 5 2009

Threading the thin line between friendship and love.

Smile’s back. Seems 'twas only gone for a while. Wasn’t too sure where it had gone to, though. Difficult to track.

Difficult to crack.

I pasted his pale cousin on my face, to no avail. Smile’s got to come from the heart.

So. Heart’s woken up, now. 'Twas time. Put a twinkle in me eyes.

Smile’s back.
Heart’s awoken.
Twinkle, twinkle me eyes.

Twinkle for the face that makes me smile.
Twinkle for the heartbeat that jumpstarted mine.
Twinkle for the eyes that boldly hooked mine.

Though brown, to me, they always twinkle blue.

lundi, juin 29 2009

Printemps - été

Aujourd'hui, mon ordinateur, il s'amuse. Alors je ne sais pas comment, mais tous les textes de Windows sont en italique. Depuis le message de bienvenue à l'ouverture jusque la date en bas de l'écran, c'est en italique. J'aimerai bien comprendre comment c'est apparu.

Alors du coup, je suis allée voir dans les réglages si je pouvais récupérer une police normale. J'ai réussi à changer mon fond d'écran, mon écran de veille, et à changer ma souris en dinosaure -gamine un jour, gamine toujours-, mais j'ai toujours une police qui penche. Bon, tant pis.

Et puis sinon malgré les apparences, je suis toujours vivante :
- ma grand-mère et moi ne nous sommes pas encore tapées dessus. Je crois même que ces temps-ci, nous nous entendons bien. La vie est étonnante, quelques fois.
- les trois-quarts de mon temps libre se font prendre par des séances de couture, origami, organisation pour le mariage d'Hélène : plus que quelques jours, et je pourrais respirer! (Et j'aurais un nouveau pantalon, une étole et un chapeau assortis, ah la la.)
- mon boulot est toujours aussi génial, et comme je n'étais pas assez débordée comme cela, je passe en temps complet. Genre, juste après le mariage, comme ça j'enchaîne. Youhou! \o/
- Paris, c'est toujours la ville dont je suis la plus amoureuse, et finalement, c'est un peu rentrer chez soi. Manque que le chat.

La vie, encore une fois, est belle.

jeudi, mai 28 2009

Un peu de magie

Ce soir-là, j'ai fait l'amour à un ami.

Au delà de l'homme et de l'amant, c'est à l'ami que je me suis donnée. Alors pour lui, je me suis livrée à mes passions, celle de la peau douce, celle du toucher, celle du velours sous la joue, celle du velours dans la bouche...

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mardi, janvier 27 2009

Amours d'opérette

Ah, les joies des amours enfantines, pré-adolescentes, adolescentes, pour des images qui brillent, qui scintillent, qui dessinent le prince charmant...

Au collège, j'ai eu pour amour fou Fox Mulder de X-Files. Je ne sais même plus pourquoi, en y repensant : je devais tout simplement le trouver follement mignon. Un peu plus tard, comme toute ado qui se respecte, j'ai choisi Léonardo DiCaprio pour son rôle dans Titanic -ah, quel destin tragiiiiique! Toutefois, savoir que l'objet de son admiration éperdue est tout aussi -sinon plus- adoré par des millions d'autres adolescentes, ça a un côté frustrant. Mais je m'en suis vite remise, et découvrant la série Buffy, je suis devenue une fan invétérée d'Angel. Le type brun ténébreux torturé, le vampire avec une conscience, j'en bavais comme pas possible. Le point positif, c'est que j'avais largement atteint l'âge où on ne confond plus l'acteur avec le personnage (de toute façon, un vampire, hein... pas très réel :p). Mais bon, aller voir un film que ne me disait rien juste parce qu'il jouait dedans, ça ne montre pas une maturité à toute épreuve.

Enfin je me suis calmée, j'ai découvert que les hommes en vrai, c'est beaucoup mieux que les hommes en images dans un rôle, et je me suis contentée d'admirer les biceps de Keanu Reeves dans Speed. (D'ailleurs, je me demande toujours ce qu'il en a fait, de ses admirables biceps... il ne les a plus dans Matrix. Quel dommage.)

Et crac, juste quand je me croyais adulte, mature et immunisée, je me surprends à baver de manière outrancière sur le personnage de Jack Harkness dans Torchwood. C'est absolument scandaleux de me voir rêver futilement comme la gamine que je fus sur un personnage de série. Mais ça reste difficile d'être choquée de moi-même, n'est-ce pas...

Sur ce, où est cette scène qui... :p

mercredi, décembre 17 2008

Le parfum

A fleur de peau, tu me poursuis. Souvenir pour mes narines, je te hume cependant dans les endroits les plus incongrus. Mes histoires de parfum, elles durent.

Le parfum, sur ta peau, prend une opalescence différente. De note brute dans son flacon, il transforme sa note de fond. Et quand je t'inspire, quelques heures après, c'est toi et ta peau, ta peau et ton parfum, ton parfum et toi, une alliance si particulière, qui me frappe de plein fouet.

Le nez si près de ta peau, je ne veux la toucher, la truffe humide d'envie, je te renifle, j'enfle mes narines, je m'emplis autant que possible de cette fragrance si forte que j'en chavire.

La vague est si forte que je ne veux me décoller. Je veux rester là, à te humer, le nez dans ton cou, et je dois résister. Je sais que tu n'as mis de parfum qu'ici, ce n'est pas la peine d'aller sentir autre part. Ni tes mains, ni ta poitrine ne reprendront le tempo sur lequel je vibre.

L'odyssée.

Face à elle, je n'ai plus qu'un sens, l'odorat ; les autres ne sont que des annexes. Je ferme les yeux pour mieux t'aspirer, mais ils m'ont servi à trouver ton cou. Je pourrais essayer de prolonger l'expérience avec ma langue, mais je sais -pour l'avoir essayé- que je ne trouverais non le goût salé de la vague qui me soulève, mais le goût alcoolisé de la brume dont tu t'es aspergé. Mes doigts ne me sont d'aucun secours, c'est tout au plus si j'use du velouté de ma joue pour mesurer la distance entre ta peau et la mienne, ton odeur et mon nez. Quand à l'ouïe... Une odeur ne s'entend pas. C'est tout au plus si le bruit de notre respiration dans mes oreilles me sert à vérifier où nous en sommes. Si je suis submergée. Si tu es sensible à mon obsession.

L'Odyssée.

Car une obsession, c'en est une. Tu le sais, qui dès mes premières remarques a mis et remis les mêmes embûches sur ton cou. Tu le sais, toi que je peux sentir à cinq ou à cinquante centimètre, toi dont l'odeur m'obsède pendant des jours après, toi dont l'odeur me poursuit au point qu'il me semble la sentir dans le vent qui me décoiffe, dans la pièce que je pénètre, dans la pièce où je dormais... Tu le sais, toi qui m'a vue me pencher encore et toujours à ton cou.

Moi et les parfums, c'est une histoire compliquée. Moi et l'odeur mêlée d'un homme à son parfum, c'est mon talon d'Achille, ma faiblesse qui me trahit à coup sûr. Moi et le parfum qui a mûrit sur la peau d'un homme, c'est l'irrésistible force qui me fait me retourner.

L'Eau, d'Issey.

C'est l'arme que, dès la première rencontre, tu as braquée sur moi. C'est l'arme qui me fait flancher et céder quand dans ma tête je t'ai refusé, renié, repoussé. Celle qui me fait considérer les idées les plus folles alors que je n'étais pas intéressée.

L'Eau Bleue d'Issey. Pour homme.

Il y en a qui ont des orgasmes gustatifs. Moi, ils sont olfactifs.


A toi, lecteur, qui pourrait se retrouver dans cette note, je tiens à rappeler que l'odeur n'est pas la personne...

vendredi, octobre 17 2008

Electricité

Ca fait 3 ans, maintenant. L'effet ne s'est pas vraiment estompé. Juste le temps d'y repenser, de revoir la source de tout, et l'effet si rare -si familier- est revenu. L'électricité.

Je compte sur les doigts dune petite main le nombre de fois où j'ai senti ce genre d'effet sans être physiquement touchée. Ca n'en est que plus précieux. Et malgré la petite ouverture sur mon intimité que ça devrait créer, je ne men cache pas.

Un cul, c'est un cul, et quand on ne mêle pas de sentiments derrière, on peut être assez mûr pour appeler un chat, un chat. Car ce n'est pas pour ça que je vais lui sauter dessus, à ce pauvre chat, et le caresser dans l'espoir de le voir ronronner.

Il me suffit de jouer au petit jeu de "je" - "tu sais que je" - "je sais que tu sais que je"- "tu sais que je sais que tu sais que je" -etc. Complicité, humour, il n'y a besoin de rien d'autres. Nous sommes des adultes.

Même si ma main frémis en pensant que peut-être, un jour, elle pourra vraiment le caresser, ce chat...

mercredi, octobre 8 2008

Ce qui rend l'homme unique

C'est ici.

vendredi, octobre 3 2008

Manque

Comme d'habitude, pour lire le texte, cliquez ici...

dimanche, août 31 2008

Mon légionnaire

Il était minc', il était beau,
Il sentait bon le sable chaud,
Mon légionnaire !


Bon j'avoue, il ne sent pas le sable chaud. C'est plus un de ces parfums terriblement masculin qui me donnent tout de suite envie de coller mon nez dans son cou. L'odeur... je passe tant par elle... sentir-lécher-embrasser-mordiller-toucher-caresser du bout des doigts son corps, le bord de sa mâchoire, le lobe de son oreille...

Parfois, pour l'embêter, quand nous sommes encore dehors, je la lui lèche, parce que je sais l'effet que ça va lui faire. Il inspire brusquement, semble se figer une seconde, puis il se dégage, embarrassé de réagir autant en dehors du privé.

Et me laissant à mon destin
Il est parti dans le matin

Non, ça, en fait, c'est mon rôle. C'est moi qui suis toujours de passage. Je viens, je repars... au soir. Toujours le soir. Je vole quelques heures par-ci, par-là, pour me précipiter dans ses bras.

Il était plein de tatouages
Que j'ai jamais très bien compris,
Son cou portait: "pas vu, pas pris"

Le papillon de nuit. Lui, comme moi. Alors, pas de regrets, pas de mauvaises surprises. Et pas de sentiments inutiles.

La tendresse, ça nous suffit.

jeudi, août 14 2008

Ode

Clic grésillements, statics...

Green light, Seven Eleven
You stop in for a pack of cigarettes
You don’t smoke, don’t even want to
Hey now, check your change
Dressed up like a car crash

J'ai lancé la chanson, celle qui me trotte dans la tête depuis deux jours, et portée par l’air alangui et les paroles, je plane... Drifting, drifting, kind of lost my body, memories, memories flooding, spotlight... A face, another, I lost them, touch, feel, smell, taste, skin, sweat, tear... did I cry? Oh yes, I cried, I remember now, I cried and I yelled my pleasure, your name, your fingers, you... nameless you, with so many faces...

Love.

Ode à l’amour, l’amour que je n’ai pas pour toi, mon amant de sept mois... Ode à l’amour, l’amour que j’ai à moitié pour toi, mon amant de neuf mois... ode à l’amour, l’amour que j’ai perdu et qui maintenant me revient, ode à vous, mes amours perdus, mes amours éloignés, mes amours chancelants...

Your wheels are turning but you’re upside down
You say when he hits you, you don’t mind
Because when he hurts you, you feel alive
Hey babe, is that what it is

Freedom.

Ode à la liberté, celle d’être moi, celle de me chercher, celle de devenir qui je veux... ode à la liberté de presser mon corps contre le tiens, la liberté de te déshabiller et de te caresser, ode à la liberté de laisser nos corps s’emmêler... ode à la liberté d’être seule, de vivre ma solitude comme une jouissance...

And if you listen I can’t call
And if you jump, you just might fall
And if you shout, I’ll only hear you

Light.

Ode à la lumière, celle du soleil sur mon visage, celle qui m’éclaire, celle qui nous accompagne dans nos ébats, celle qui me permet de te voir, de vous voir, celle qui éclaire le plaisir sur ton visage...

Three o’clock in the morning
It’s quiet and there’s no one around
Just the bang and the clatter
As an angel runs to ground

Stay (Faraway, So Close)

Ode au voyage, à la distance, ode aux kilomètres qui n’existent plus... que je sois près de toi ou loin, c’est la même chose, ode aux déplacements qui ne sont que d’autant de commuting d’un endroit à un autre... Où que je sois, quel que soit le corps qui m’accompagne, je suis toujours au même endroit. Chez moi.

Faraway, so close
Up with the static and the radio
With satelite television
You can go anywhere
Miami, New Orleans
London, Belfast and Berlin

Night.

Ode à la nuit, celle qui couvre -couve?- une partie de mes transgressions... Nuit, obscurité, sous ton couvert je sors et je deviens cette femme qui est au coeur de moi, mi-panthère mi-chienne, celle qui na plus de limites -celle qui les cherche.

Red lights, gray morning
You stumble out of a hole in the ground
A vampire or a victim
It depends on who’s around

Butterfly.

Ode à l’éphémère, à ces moments qui ne sont là que pour être vécus une fois, ode à ces jours sans lendemain, à ces nuits sans matin, ode à l’instant présent, ode au moment...

And if you look, you look through me
And when you talk, you talk at me
And when I touch you, you d’ont feel a thing

Stay (Faraway, So Close), U2

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