jeudi, janvier 12 2012

7-1: ça a explosé.

Ce fut rapide, bref mais intense: ils ne sont plus que 6.

vendredi, décembre 30 2011

Dîner de Noël

Noël, c'est magique. On en a fait la preuve à la coloc'.

D'abord, tout le monde il est gentil et souriant, et puis y'a plein de cadeaux emballés bizarrement sous le sapin. Des petits cadeaux, des énormes cadeaux, des papiers gay pride, des papiers bisounours, du papier journal, bref que des choses bariolées.

Ensuite, la magie du repas: en un coup de baguette magique, on a transformé un poulet aux marrons en canard à la pomme épicée-caramélisée, et je suis persuadée qu'on a gagné au change. On a eu un hérisson d'apéro aussi et puis des canapés-de-la-mort qui tue, saumon-concombre-crème-fraîche-fines herbes, qu'ils ont pas fait long feu.

Et puis les cadeaux... :)

jeudi, décembre 29 2011

Ca a pété

7 à la maison, il fallait s'y attendre, quelque chose allait péter. C'est finalement arrivé.

Pas du tout ce à quoi je m'attendais, mais beaucoup plus violent que je ne le pensais.

Beaucoup de choses se sont dites, beaucoup d'échanges se sont faits, des situations ont évolués... sûrement pour le mieux. Les choses bougent, je ne peux qu'espérer que ça se résoudra.

Mais la violence... Ca, je ne peux l'accepter.

jeudi, novembre 24 2011

Les voisins

Dans "coloc", il y a "voisins", c'est bien évident.

Outre les murs en carton-pâte qui nous permettent de suivre les évolutions de la fille de la voisine au piano et l'autre zigoto qui n'aime pas les odeurs de barbecue, il y a les interactions entre voisins.

Parfois, c'est sympa: le voisin qui a accepté un colis pour nous, qui vient nous le donner le soir. Parfois, ça fait peur, quand le même voisin nous laisse un message menaçant (en apparence) "Veuillez passez chez moi ce soir pavillon 15". Parfois, ça fait bizarre, quand on se fait engueuler comme des gamins pour ne pas dire bonjour à chaque fois (mais nous disons bonjour à chaque fois!).

Parfois, c'est drôle: "bonjour, je suis votre voisin, je vous propose de signer la pétition pour faire abattre le peuplier..." et là, son chat (un autre, pas celui qui se sent chez lui chez nous), se glisse comme si de rien était dans la maison. (Heureusement, je l'ai intercepté tout de suite.)

Parfois, ça se finit bien, on invite la voisine-qui-engueule et sa famille, on se fait un apéro, et ça se finit en promesses de babysitting pour la petite.

mercredi, novembre 23 2011

La coloc'

La coloc', c'est chouette, on s'amuse bien. On est 6, on est dans une maison, avec double garage, cave et jardin, deux étages, le tout dans une espèce de petit hameau caché derrière un grand portail électrique. C'est un peu comme un petit village à part, avec les enfants qui piaillent entre les maisons, les vieux voisins ronchons qui protestent dès qu'on fait un barbecue ou qu'on fait un soupçon de bruit après 21h, la famille de l'autre côté où quelqu'un joue toujours les mêmes morceaux au piano, la maison plus loin où il y a une nouvelle coloc' (ceux qui nous empruntent la commande du portail et qui partent avec, en oubliant de nous la rendre), et puis les instructions de sonner au 15 si jamais on a besoin de quelqu'un pour une réparation. Y'a aussi le chat des anciens locataires de notre maison, qui a été adopté par les voisins d'en face, mais qui passe son temps devant la porte, la fenêtre, les porte-fenêtres à nous regarder d'un air implorant pour qu'on le laisse entrer. Si jamais on laisse une de ces ouvertures entrebâillée, alors il se précipite sous le lit de Carotte (au 2ème) ou on le retrouve allongé dans le fauteuil -le plus confortable, les chats ayant un détecteur-à-siège-le-plus-confortable naturel.

Carotte, c'est une des coloc', elle est petite aïe pas taper!, vive, et elle est orange (cheveux) et verte (vêtements). C'est donc Carotte. Elle est allergique aux chats, c'est pour ça qu'elle apprécie particulièrement qu'on doive en déloger de sous son lit. Elle saute dans tous les sens, elle est toujours gaie, speed, kitch, bref, elle est adorable. Et elle cuisine super bien les plats italiens.

Dans la coloc', il y a aussi Beulette. Beulette, c'est un jeune homme sensible et facilement choquable. Il faut pas dire des choses qui risquent de le faire rougir, sinon il va s’enfuir dans son terrier et on ne verra plus pendant 15 jours. Beulette est serviable, il aime les grenouilles -il en a 4-, les capucines et les plantes en général. C'est lui qui s'occupe du jardin, il a déplacé le lilas, planté des framboisiers importés du Jura, et il écoute de la musique bizarre. Beulette, il aime bien la bière, et ça tombe bien, parce que nous avons...

... le brasseur. Le brasseur, c'est un scientifique-rêveur-savant fou qui sait cuisiner, monter des murs, faire de la bière, et bidouiller un ordinateur. Il a des T-shirts avec des messages fun.

Il vit avec la p'tit' elfe (de la forêt). De la même taille que Carotte, le lutin (la lutine?) est enjouée, babillarde, mais faut pas trop attendre d'elle au réveil. Et puis faut pas la mettre de mauvaise humeur, je crois qu'elle mord. Elle aime la cuisine asiatique, faire des collages bizarres avec tout et n'importe quoi, et les posters que j'aime pas.

On a aussi notre victime officielle, le roux (bon oki, blond vénitien) dont on dit toujours du mal quand il a le dos tournée. C'est un bouc émissaire parfait. On le voit pas trop souvent, il passe beaucoup de temps avec sa copine, il aime les jeux en ligne, et il paraît qu'il faut pas le lancer dans des conversations trop sérieuses, sinon on y passe la nuit.

On a aussi Raoul et Robert (Robert, Bob, Bobby, donc Dylan-Lapointe), deux adorables plantes vertes, qui prennent un peu d'eau et pas trop de place.

Dans l'ensemble, la coloc', elle est plutôt chouette.

mercredi, septembre 28 2011

Malédiction de l'eau

C'est dit, nous de la coloc', sommes maudit. Enfin nous, mais les voisins aussi, c'est une malédiction collective qui touche notre petit hameau, et les appareils associés à l'eau.

Ça a commencé en août, quand nous avons voulu rallumer la chaudière: nous nous sommes immédiatement aperçus qu'elle fuyait. Ah ah, pas d'eau chaude! Et comme la malédiction a touché le réparateur (il s'est engueulé avec le proprio et a claqué la porte), pas d'eau chaude pendant... un mois! ... heureusement que c'était l'été.

Mais que cela ne tienne, cela n'allait pas nous empêcher de boire, faire la vaisselle, la lessive... vous avez dit lessive? Comme dans machine à laver et évacuation bouchée? Nous avons donc pu découvrir que les eaux usées de la machine à laver refluaient, sans doute à cause dans bouchon dans l'évacuation. Soit. A nous les joies de l'eau à éponger, des seaux à vider avant qu'ils ne débordent, etc.
(Enfin, nous commencions a grogner envers les anciens locataires qui n'avaient rien dit de tout ça à l'ancien propriétaire...)
Nous avons donc acheté un furet, non de l'espèce à fourrure, petites pattes et tête pointue, mais de l'espèce fine, souple et métallique. Le succès étant imparfait, nous avons aussi acheté un produit déboucheur (écologique et tout et tout, deux fois plus chers que les produits chimiques classiques), mais bien que nous ayons observés des améliorations, le résultat n'est pas encore parfait. Nous évacuons donc les eaux grises dans l'évier de la cuisine -ce qui peut provoquer des surprises quand on fait la vaisselle en même temps- en attendant de trouver une solution à plus long terme.

Mais nous n'en avions pas fini des malédictions! Non, car la canalisation principale de notre hameau a explosé! Nous avons donc vu venir le voisin, furieux de ses 15cm d'eau dans son garage, qui voulait savoir ce que nous avions encore fait (apparemment, notre maison est réputée pour avoir des canalisations qui fuient chez lui). Mais on étions innocents, et l'eau a été coupée pendant 2 jours le temps des réparations.

2 jours sans eau au robinet, sans eau pour tirer la chasse d'eau, se laver, faire la vaisselle... (sauf entre 7 et 8 le matin et le soir, attention, ne pas se lever trop tard!) Heureusement, nous avons des cuves de brasseur qui ont été remplies de manière préventive, nous permettant de puiser l'eau nécessaire aux petites opérations quotidiennes...

Une malédiction, je vous dis.